Suivre les rêves et projets de Nicolas
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Suivre les rêves et projets de Nicolas

1. Pouvez-vous vous présentez. D’où venez-vous ? Que faites-vous ?

Je m’appelle Nicolas Duracka, je suis français et j’habite Clermont-Ferrand, une petite ville du centre de la France.
J’ai grandi dans un village, relativement paisiblement. Puis j’ai mené une très courte carrière de sportif pour ensuite me diriger vers les études. A 24 ans j’obtenais un master de géomorphologie (étude des formes terrestres. Proche de la géologie). Puis j’ai eu envie de connaître le monde comme il était, avec mes yeux. Je voulais sortir des bancs de l’école et apprendre seul. En réalité, j’ai toujours eu une relation très difficile avec l’école et l’apprentissage scolaire, alors il était temps que je parte. J’ai pris mon sac à dos et j’ai voyagé pendant un an sur le continent américain (depuis Montréal jusqu’à Cayenne en passant par la Patagonie). A 25 ans, j’ai commencé à écrire. Écrire mon histoire, des histoires. Puis j’ai modestement travaillé pour plusieurs médias écrits. Enfin, à 28 ans j’ai rencontré deux universitaires, appartenant à un groupe de recherche travaillant sur les thématiques de communication, d’économie sociale et solidaire et d’ESS. J’ai commencé à travailler avec eux et aujourd’hui je suis doctorant au sein de ce laboratoire et je travaille sur les obstacles de communication des acteurs de l’ESS qui font de l’innovation sociale. En parallèle je dirige une maison d’édition plutôt innovante, une cartonera !

2. Que voudriez-vous changer ? Peut-être pourriez-vous partager votre rêve le plus fou?

Oscar Wilde écrivait que “la sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit”. Alors je ne sais pas si je suis encore suffisamment sage, mais mon rêve est surement suffisamment grand pour ne pas le perdre de vue, ça c’est sur. Il se constitue de deux parties. La première, égoïstement, est une recherche de bonheur, d’équilibre et de paix intérieur que j’acquiers, petit à petit, au travers d’une vie bien remplie. Remplie de gens bons, de lectures, d’expériences stimulantes et réjouissantes et bien sur d’amour. La seconde, est une volonté de partager cela, et de le rendre accessible à tous ceux que j’approche de près ou de loin. Des amis, de la famille, des étudiants, des lecteurs etc… Partager humblement est déjà un rêve bien assez grand qui, si il était partagé par tous, rendrait certainement la vie plus chouette.

3. Quels sont vos défis de tous les jours ?

Devenir un Homme, avec un grand H. Pour moi c’est un défi car nous vivons dans un monde ou l’on nous asservit quotidiennement, on nous rend esclave des choses, des pensées communes et des lois faites par une minorité. Par la connaissance, je trouve une voie vers une vie, peut être moins facile, mais plus épanouissante et plus rassurante. Par l’action, j’essaie de participer à cette grande aspiration collective au changement. On ne sait pas encore où l’on va exactement mais on y va. Et puis ce qui compte ce n’est pas le but mais bien le chemin pour y arriver, n’est ce pas ? Mon défi de tous les jours c’est donc celui-ci, sortir de cette cellule (que l’on croit dorée) appelée “monde moderne démocratique”, et jardiner, avec les autres Hommes, un petit lopin de terre plus proche de nos aspirations.

4. Avez-vous des projets ou initiatives coups de coeur ?

Oui, des milliers ! Bien sur, il y a quelques années je suis tombé amoureux de l’initiative porté par mes amis de Eloisa Cartonera, à Buenos Aires, et qui s’est multipliée à travers le monde. Mais plus près de chez moi je travaille avec des porteurs de projets, des étudiants, des retraités, des gens divers qui proposent des choses formidables. Il y a tant de belles choses, de beaux projets, de belles énergies. Je crois que c’est la multitude qui est intéressante. Mon coup de coeur est pour toutes les petites énergies qui s’accumulent dans cette grande volonté de participer à une aspiration, aussi simple soit elle.

5. Avez-vous un geste ou une habitude solidaire à partager ?

Je n’ai jamais réfléchi à cela. Peut être qu’une de mes habitudes solidaires est d’encourager les gens à faire. Oui, j’ai tellement eu l’habitude, chez moi, d’avoir une famille qui me faisait confiance, alors qu’à l’extérieur on tirait à vue sur mes rêves et toutes mes énergies, que je crois que glisser un petit mot d’encouragement à quelqu’un qui essaie, qui tente, qui se lance, c’est un geste solidaire. Tout le monde ne fait pas de grandes choses. Mais chacun y participe. Transmettre de la confiance, de l’énergie, de l’envie, cela peut aider, humblement, je crois.

6. Et pour finir, avez-vous une pratique, une idée, un conseil, un slogan ou un message à partager ?

A la fin d’un livre écrit par un sociologue américain, Howard Becker, il y a ce petit conte zen que je trouve formidable pour tous ceux qui ont une quête. Ce conte dit :   « Au milieu de l’océan, il y a un lieu spécial : la porte du Dragon. Cette porte a une propriété merveilleuse : tout poisson qui la traverse est immédiatement transformé en dragon. Mais la porte du Dragon ne se distingue en rien du reste de l’océan. On ne pourra donc jamais la trouver en la cherchant. La seule manière de savoir où elle se trouve est de remarquer que les poissons qui la traversent deviennent des dragons. Cependant, lorsqu’un poisson traverse la porte du Dragon et devient un dragon, rien dans son apparence ne le distingue des autres poissons. Il a toujours l’air du poisson qu’il était avant. Il est donc impossible de trouver la porte du Dragon  en essayant de localiser l’endroit où latransformation a lieu. De plus, lorsque les poissons traversent la porte duDragon et deviennent des dragons, ils ne se sentent en rien différents et ils ne savent donc pas qu’ils ont été transformés en dragons. Ils sont désormais tout simplement des dragons… »

VOUS POUVEZ ÊTRE UN DRAGON  

 

Merci Nicolas !

Nicolas Duracka iphoto

2 0 731 21 mai, 2014 Parcours mai 21, 2014

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